Depuis 2005, l'OMS a promulgué la journée mondiale du don d'organes et de la greffe. Elle se tient chaque année le 17 octobre. Cette journée est partie d'un constat alarmiste : En France seulement, cette année-là, il n'y a eu que 4238 transplantations d'organes pratiquées alors que près de 12000 malades avaient besoin d'une greffe.

Des milliers de patients subissent toujours l'angoisse de l'attente, alors qu'on sait que chaque jour passé sur la liste dans l'espoir d'une greffe est une perte de chance. Chaque jour, des hommes, des femmes et des enfants meurent faute d'avoir pu être transplantés à temps, alors que la médecine aurait été en mesure de les sauver. Cette situation est essentiellement due à un déficit d'information du grand public...

Certes, des progrès ont été réalisés ces dernières années avec une augmentation de 57 % du nombre de personnes prélevées entre 2000 et 2007. Ainsi, 4666 malades ont pu être greffés en 2007, mais près de 14000 personnes sont encore inscrites en liste d’attente.

À l’échelle mondiale, ce sont près de 500000 personnes qui vivent avec une greffe et qui mènent une vie normale. Mais au niveau national, près de 220 personnes, adultes et enfants confondus, meurent chaque année faute d’avoir été greffées à temps. C’est dire l’ampleur d’un tel combat !

En France, le principe du consentement présumé s’applique, mais en pratique c’est aux proches qu’incombe le plus souvent la décision.

Parce que vous aimez vos proches et que vous voulez leur éviter de devoir décider à votre place, prenez position dès maintenant. En effet, Vous avez le choix : alors, faites-le connaître ! Des cartes de donneur sont disponibles à l’accueil de la mairie, mais aussi, en principe, chez votre médecin traitant et votre pharmacien.

Pour les personnes opposées au prélèvement, il faut également le faire savoir en s’inscrivant sur le registre national des refus.

Pour plus d’informations, connectez-vous sur les sites www.dondorganes.fr ou www.france-adot.org

Christine KOCHER